LÈVES TOUJOURS PLUS HAUT TES YEUX VERS LA LUMIÈRE. :

Triades Bardiques ( suite )

LA LUTTE CONTRE LE MAL

55. Il y a trois causes de mort : L'Ignorance, l'Amour déréglé pour le bien-être, l'Incapacité de supporter le Keugant (l'Infini). Ce qui veut dire : de l'Amour procède la Connaissance, et par la Connaissance l'obligation du Keugant peut être évitée, car de la Connaissance procède le changement de condition.

56. Les trois places de tout être et existence animés : Avec Cytraul dans l'Abîme, avec la Lumière dans l'état d'Homme, avec Dieu au Gwenwed.

57. Les trois moyens employés par Dieu en Abred pour dompter le Mal et Cytraul, et s'en échapper ver Gwenwed : La Mort, la Nécessité, l'Oubli.

58. Les trois conditions de nécessité de l'humanité : Le mélange équilibré de l'Abred et du Gwenwed, et en conséquence, l'expérience du Bien et du Mal et par suite le Jugement après examen, et de là : La Liberté.

59. Il y a trois violences et trois attaques contre le cercle de Keugant : L'Orgueil, le Parjure, la Cruauté. Car par libre volonté, effort et préméditation, ils empruntent l'existence à des choses qui ne doivent pas être et qui ne peuvent s'accorder avec les lois du cercle de Gwenwed. Et en accomplissant ces violences, l'homme tombe en Abred jusqu'à Annuim (Abîme). La principale et la plus grave est l'orgueil, car c'est de celui-ci que les deux autres violences sont dérivées ; et ce fut grâce à l'orgueil qu'arriva la première chute en Abred après la montée originelle vers l'espèce et la condition humaine en Gwenwed.

60. Trois victoires seront un moyen de délivrance ; ce sont : Les victoires sur l'orgueil, les victoires sur la haine impitoyable, les victoires sur la cupidité. Car personne avec ces choses ne peut parvenir au cercle de Gwenwed, et leur nature s'oppose à ce qu'on puisse y parvenir.

61. Les trois oeuvres dans l'orgueil : Jeter la confusion dans tout, de sorte que la Vérité n'est plus apparente, entraver toute liberté, de sorte qu'on ne peut se libérer d'Abred, commettre une usurpation contre Dieu et ce qui lui est dû, de sorte qu'il ne peut y avoir de justice.

62. Les trois fondements de l'Orgueil : Usurpation et vol, meurtre et guet-apens, obligation de croire ce qui est faux.

63. Les trois principaux péchés sont : L'Orgueil, la Cruauté, le Mensonge.

LA MORT

64. Les trois principaux états des créatures animées : L'Annuim (Anum) où fut leur origine, l'Abred qu'elles traversent dans le but de s'instruire, le Gwenwed où elles aboutiront dans l'accroissement infini du Pouvoir, de la Connaissance et de la Bonté, jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'en acquérir davantage.

65. Les trois causes de la Mort : Délivrer et être délivré de la fatalité du Mal et du pire, s'approcher et s'élever vers le Gwenwed, l'impossibilité d'endurer Keugant et de s'y reposer, car il n'y a que Dieu qui, étant fini, peut le traverser ; et le fini ne peut prévaloir contre l'infini.

66. Il y a trois genres de Mort : Le châtiment et la peine pour le péché, l'amour de Dieu attirant toute vie et existence du pire au meilleur en Gwenwed, le repos du Gwenwed pour ceux qui ne peuvent supporter les éternités du Keugant.

67. Trois erreurs font tomber, inévitablement, dans le cercle d'Abred et cela, malgré qu'on soit par ailleurs attiré vers le Bien ; ce sont : L'Orgueil égoïste qui fait retomber en Annuim, le Mensonge égoïste, la Cruauté égoïste.

68. Il est trois choses qui sont sans cesse en croissance dans l'Univers, ce sont : La Force, ou la Lumière divine, la Conscience ou Vérité, l'Âme vivante ou Vie. Et, parce que ces trois choses prévaudront sur toutes les autres finalement, de là découle la disparition d'Abred.

69. Il est trois choses qui, sans cesse, sont en décroissance et en voie de disparition dans le Monde, ce sont : Les Ténèbres, ou Ignorance, le Mensonge, ou Erreur, la Mort.

70. Il est trois choses qui vont chaque jour en se renforçant, ce sont : L'Amour (de tous les êtres les uns pour les autres, de tous les êtres à l'égard de Dieu), la Science (ou connaissance progressive des êtres), la Justice (droité, équité des êtres à l'égard des autres êtres et harmonie progressive des éléments constitutifs du Monde), et cela parce que le maximum va vers elles.

71. Il est trois choses qui vont s'affaiblissant sans cesse chaque jour, ce sont : La Haine (des êtres les uns pour les autres ; c'est ce qui s'oppose à leur harmonie générale), la Déloyauté (ce qui génère l'injustice et le désordre du Monde), l'Ignorance (qui empêche l'homme de vaincre la Mort et la Fatalité du Destin), et cela parce que la plus grande somme d'efforts va contre elles.

72. Trois choses sont l'indice de Dieu : Le fait de placer le Bien et le Mal face à face, de telle sorte que l'un et l'autre puissent être connus en vue de s'attacher au Bien et de renoncer au Mal.

LA PLÉNITUDE

73. Trois choses naissent des trois unités primitives : Toute vie, toute bonté, tout pouvoir.

74. Les trois essences principales de la Bonté : Amour, Pouvoir, Sagesse, chacune étant parfaite nécessairement, rigoureusement et naturellement. Amour, Justice, Vérité.

75. Trois choses par leur union engendrent le Pouvoir : Moi, Toi et Lui, c'est-à-dire : Le Moi-voulant, le Toi réalisant ce que je veux et le Lui-devenant ce qui est décidé par le Moi-voulant en union avec le Toi. Et on les nomme les trois bases, parce que d'elles sont produites à la fois, la force et l'existence.

76. Il y a trois fondements de l'Unité : La Perfection, car il ne peut y avoir deux genres d'une universalité, l'Infinité, car il ne peut exister aucune limite à une 'entièreté", l'Immuabilité, car il ne peut y avoir qu'une seule perfection, universalité et entièreté de quelque nature que ce soit. C'est pourquoi on ne peut concevoir Dieu que dérivé d'une fondamentale Unité.

77. Les trois pouvoirs de l'Unité : Etre Une à l'exclusion de tout autre, l'Entièreté dans la pluralité, la pluralité dans l'entièreté ; et il ne peut y avoir aucune unité stable qui ne vienne de Dieu.

78. Les trois instabilités du multiple : L'Absence d'Organisation, car il ne peut y avoir ni personnalité, ni caractère distinctif se rapportant à quelque type ou espèce différents : Ainsi d'un autre être ou d'une autre catégorie ; ou aucune place pour l'un et l'autre au même moment et ensemble, le Fini, car il ne peut y avoir d'infini là où se trouve un autre de qualité ou de genres semblables si peu qu'il puisse l'être à l'égard de la nature et au caractère de son existence, la Variabilité, car là où il y a deux ou plusieurs en nombre, un doit l'emporter de préférence à un autre, et cela peut changer, de sorte que celui qui était le dernier peut être le premier ; et le lieu et le temps peuvent être ainsi modifiés, que l'on puisse aller d'une place à une autre et d'un moment à un autre et d'un écart à un autre, selon les circonstances qui s'enchaînent .

79. Chaque acte de l'Homme devrait posséder trois harmonies : Harmonie avec la morale naturelle, Harmonie avec les facultés supérieures de l'Humanité, Harmonie avec ce qui peut subsister pour jamais, de chaque chose dans le cercle de Gwenwed.

Autrement dit : Harmonie avec la Volonté de Dieu, Harmonie avec les perfections humaines, Harmonie avec ce qui peut exister pour jamais, de la Divinité, de leur essence dans le cercle de Gwenwed.

Autrement dit : Harmonie avec l'avantage de tous les êtres vivants, Harmonie avec la Justice de Dieu et Harmonie avec l'Amour du cercle de Gwenwed.

80. Les trois moments de bénédiction pour l'Homme : Recevoir la Vie en ayant une Âme à sa naissance ou dans la renaissance après un évanouissement, donner la Vie ou engendrer, échanger la Vie ou mourir, ce qui est aller du pire au meilleur.

81. Les trois moments où Dieu sortit de son immensité : Le premier fut pour faire ce qui n'avait jamais existé auparavant, et cela en vu du Bien et pour prévenir tout Mal. De là sortit l'existence ou l'œuvre de sa création. Et bien que cela aurait pu différemment se produire, ainsi furent manifestées la puissance et la sagesse infinies.

Le second fut pour délivrer toutes créatures et existences du Mal et de l'assaut de Cytraul (le Néant).

Le troisième pour réparer ce qui avait été perdu, ou étant devenu corrompu ; ou pour le rejeter et lui substituer un meilleur être. Ainsi en sera-t-il et adviendra-t-il pour chaque existence jusqu'à ce que tout être et toute la création aient évolué jusqu'aux dernières limites de la Bonté.

Dernière mise à jour de cette rubrique le 19/04/2008
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